

Le Concert de l’Hostel Dieu et le Festival de La Chaise Dieu se sont associés une nouvelle fois en 2006, pour la re-création mondiale d’un oratorio inédit d’Alessandro Scarlatti Il Martirio di Sant’ Orsola,
et qui a donné naissance à un nouvel enregistrement du label auvergnat Ligia Digital distribué par Harmonia Mundi. Moyens techniques et mixage : Radio France. Enregistré le 31 août 2006 en public en l'Abbatiale St-Robert. Livret en italien et français, biographies et autres textes en français. Durée : 70 mn environ.
Le disque a été très bien accueilli par la critique spécialisée, notamment Le Monde de la Musique (***), Classica-Répertoire (7/10), Diapason,...
Le disque est disponible chez tous les bons disquaires depuis le 23 janvier 2007 ! prix public habituel 24 € TTC
Auprès du bureau du Festival : tarif 19,50 € TTC (possibilité d'expédition par La Poste, frais de port pour la France : 3€ pour 1 CD, 5€ pour 2 CD ou plus). Renseignements au 04 71 09 48 28
Le Martyre de Sainte-Ursule aurait été composé à Rome entre 1695 et 1700 sans qu’aucune mention ne nous soit parvenue autours des circonstances de cette commande. Conservée sous la forme d’un manuscrit unique à la Bibliothèque Municipale de Lyon, un mystère entoure sa genèse. Léon Vallas, musicologue lyonnais, signale que l’oeuvre aurait été représentée à Lyon en 1718, fait invérifiable. Elle figure en tous les cas au répertoire de l’Académie du Concert de Lyon et du Palais des arts, au coté d’œuvres de Mancini, Fago, Stradella,…œuvres qui attestent le goût lyonnais pour les oratorios romains et napolitains.
Composée pour cinq solistes et orchestre à cordes, la partition fait également appel à un chœur de jeunes filles représentant les onze milles vierges censées accompagner Sainte-Ursule (soprano) dans son martyre. Une trompette apporte quelques accents martiaux au discours de Giulio Tiranno, rôle tenu par une basse soliste imposante. Giesù, alto masculin, est le garant chrétien de cette légende à l’origine toute païenne et bretonne. Florida (soprano) et Ereo (ténor), deux rôles secondaires, viennent équilibrer l’échiquier psychologique du drame.
Sur le plan musical, Scarlatti use de moyens plutôt discrets, préférant le huit-clos musical aux fastes habituels de l’oratorio romain. Une musique raffinée et intérieure caractérise chacun des personnages, gratifiant le rôle de Saint-Ursule des passages les plus expressifs.
Seule, la rage et la force des airs de Giulio Tiranno, véritable Pilate, nous éloignent de cette douce sérénité intérieure qui parcours l’œuvre. Un air de Giesù, accompagné du continuo seul vient sobrement conclure l’œuvre dans le dépouillement, appelant à la méditation et au recueillement.
© Festival de la Chaise-Dieu 2007. Graphisme : phaSme. Réalisation : Taonix. Référencement : Lyon-entreprises